L'Arctique n'a jamais fondu aussi vite l'hiver

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L'Arctique n'a jamais fondu aussi vite l'hiver

Message  Invité le Dim 2 Nov - 18:53

L'Arctique n'a jamais fondu aussi vite l'hiver

lefigaro.fr (avec Reuters et AP).
Publié le 14 septembre 2006

Selon une étude de la Nasa, l’océan arctique a perdu autant de glace au cours des deux derniers hivers que lors des 20 précédents… cumulés. Un signe supplémentaire, pour certains experts, du réchauffement climatique, aux conséquences potentiellement «désastreuses», notamment pour les ours polaires.
Du jamais vu depuis les premières observations de 1978. Selon une étude de la Nasa rendue publique mercredi, le volume maximum de glace de l’Arctique a diminué de 1,9% lors de l’hiver 2005, après une baisse de 2,3% en 2004. Selon Joey Comiso, un climatologue de l’Agence spatiale américaine, la diminution observée jusqu’à présent était de l’ordre de 1,5% par décennie. Soit un rythme de fonte entre 10 et 15 fois plus rapide depuis deux ans.
Ce phénomène «résulte probablement du réchauffement atmosphérique dû aux gaz à effet de serre», estime Joey Comiso. Mark Serreze, chercheur au National Snow and Ice Data Center (centre américain qui rassemble des données sur la neige et la glace), est plus catégorique : « Je déteste dire ‘On vous l’avait bien dit’, mais c’est le cas.» Il y a cinq ans, ce scientifique faisait pourtant parti des sceptiques sur l’existence même du réchauffement climatique. Mais, dit-il, les dernières observations de l’Arctique l’ont «convaincu» de sa réalité.
La fonte relativement faible de la glace arctique en hiver était en effet souvent avancée par les détracteurs de l’effet des gaz à effet de serre sur le réchauffement climatique. Mais pour Joey Comiso, les dernières observations inquiétantes viennent conforter les simulations informatiques, et le scientifique tire la sonnette d’alarme.
Tout un écosystème menacé
«Si la fonte hivernale se poursuit, l’impact serait désastreux, avec la destruction, notamment du phytoplancton», prévient Joey Comiso. Aliment de base dans l'océan, le phytoplancton joue un rôle majeur dans la diversité de la faune océanique, et sa disparition pourrait même mettre en danger les grands mammifères marins.
Autre source d’inquiétude : les ours polaires. Avec la fonte de la banquise du nord de l’Alaska et du Canada, les animaux descendent plus bas chercher de la nourriture. Mais surtout la population a diminué de plus de 20% en quinze ans, et les animaux sont plus maigres, ce qui met les femelles en danger lorsqu’elles portent des petits.
James Goddard, de la Nasa lance un appel : « Il n’est pas trop tard pour sauver l’Arctique.» Pour le chercheur, un impératif : «Diminuer les émissions de dioxyde de carbone» dès maintenant.

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Re: L'Arctique n'a jamais fondu aussi vite l'hiver

Message  Invité le Dim 2 Nov - 18:53

Changement climatique : L’ours polaire, l’une des premières victimes du réchauffement climatique par F. DAERON


La fonte des glaces de l’Arctique force la population mondiale d’ours polaires vers un territoire rapidement artificiel, ce qui menace l’espèce d’extinction. Les scientifiques ont déclaré hier que cette fonte annuelle prématurée de la banquise, causée par le changement de climat, coupe court à la saison de chasse nécessaire aux ours, ceux-ci ayant besoin de la banquise flottante pour aller chercher leurs proies.
La disparition de la glace pendant les mois d’été force la population d’ours polaires affamés à parcourir de longs trajets sur leur territoire à la recherche de nourriture, donnant une fausse impression que l’effectif s’accroît et déborde sur les terres humaines.
Les agences de voyage canadiennes et américaines qui proposent des excursions en Arctique commencent à vanter la grande probabilité pour les voyageurs d’apercevoir des ours.
Mais une étude commune du Service Canadien de la Faune (CWS) et de la NASA, publiée dans le journal scientifique Arctique cette semaine et loin d’être rassurante, a déclaré que l’ours polaire est directement touché par le réchauffement global, ce qui indique que l’on risque de passer le stade d’alerte potentiellement irréversible.
La recherche sur les ours dans 5 régions de l’Arctique a découvert que la glace se retire de plus en plus tôt au fil des années, lorsqu’on compare les images satellite depuis 1979 jusqu’en 2004.
Les femelles ourses comptent sur la saison de chasse du printemps pour établir leurs réserves nécessaires pour passer les mois d’été. La fonte de la banquise signifie qu’elles n’auront pas assez de temps pour stocker leur réserve de graisse normale. Ces réserves de graisse peuvent atteindre une épaisseur de 12 cm.
L’étude a découvert que la saison de chasse du printemps s’est réduite d’au moins 3 semaines sur certaines régions, réduisant le niveau de graisse d’au moins 80 kg par animal.
Comme les femelles sont plus minces, elles sont plus faibles et exposées aux maladies. Leur capacité à se reproduire et les chances de survie de leurs petits déclinent significativement.
Claire Parkinson, scientifique à la Nasa et co-auteur du rapport a dit : "Notre recherche suggère vivement que le réchauffement climatique ait un effet significatif et négatif sur les espèces primaires dont la survie dépend de l’unification de la banquise."
La banquise fournit un terrain de chasse porté par les eaux pour les ours polaires sur lequel ils trouvent leurs proies (phoques et autres mammifères marins). L’ours polaire peut détecter un phoque à 20 miles à la ronde.
Mlle Parkinson a déclaré : « Nous sommes concernés par le fait que si la longueur de la saison de la banquise continue de décroître, l’ours polaire aura une période plus courte sur la glace pour se nourrir ».

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