Le trafic d’ivoire menace les éléphants d’Afrique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le trafic d’ivoire menace les éléphants d’Afrique

Message  Invité le Dim 2 Nov - 18:46

Le trafic d’ivoire menace les éléphants d’Afrique


Bijoux, objets sculptés, l’ivoire appelé aussi “l’or blanc” fait l’objet de trafics malheureusement incessants. Ce sont les éléphants d’Afrique qui en payent le prix lourd : l’espèce pourrait disparaître dans les années à venir. Des chercheurs américains ont néanmoins trouvé une méthode pour contrer le phénomène.


Au début du XXème siècle, ils étaient plus de deux millions. Aujourd’hui, le nombre d’ éléphants d’Afrique est estimé à environ 350 000. Comment une telle baisse de la population est-elle possible ? La réponse est aussi simple que triste : le trafic illégal d’ivoire continue dans de nombreux pays. En 2006, les douanes en auraient interceptée 24 tonnes. Et, d’après une étude américaine (compte rendu de l’Académie des sciences (PNAS)), ce sont près de 23 000 éléphants qui auraient été tués en Afrique l’année dernière. Très attendus, ces résultats d’une équipe de chercheurs de Seattle inquiètent : malgré l’interdiction du commerce de l’ivoire depuis 1989 (Convention de Washington), les trafics restent importants. Les éléphants d’Afrique pourraient même disparaître d’ici 4 ans, si le braconnage s’intensifie encore.


D’après un article du magazine Current Science (10 février 2007), une épave d’un navire portugais pleine de défenses d’éléphants a été recemment retrouvée au large de Goa. Pour les archéologues, cette découverte n’a rien d’exceptionnel : les trafics illégaux d’ivoire ont toujours été importants. Avant 89, l’or blanc des éléphants d’Afrique était très recherché en Inde et en Extrême-Orient, plus apprécié pour sa qualité que l’ivoire des éléphants d’Asie (moins dur et moins blanc).
Quelques années plus tard, en 2002, le Botswana, la Namibie et l’Afrique du Sud reçoivent l’autorisation de la CITES pour la vente de 60 tonnes d’ivoire stocké (avec néanmoins certaines conditions : un contrôle réel du braconnage, la satisfaction de protocoles commerciaux...)

Aujourd’hui, c’est l’Asie et le Moyen-Orient qui sont sur le devant de la scène : principaux importateurs, l’ivoire occupe sur ces continents une place économique et culturelle importante.
Entre les étés 2005 et 2006, pas moins de douze saisies ont eu lieu dans des navires à destination de l’Extrême-Orient. En Asie, ce sont les fameux “ hankos”, des tampons en ivoire personnalisés, qui connaissent un immense succès. Une saisie à Singapour en juin 2002 avait permis d’en récupérer près de 40 000 (et plus de 6 tonnes d’ivoire).

Afin de contrer ce phénomène, de nombreuses associations se battent pour empêcher braconnage sauvage et commerce illégal. Une récente découverte venant des Etats-Unis pourrait aussi participer à une amélioration de la situation. A l’Université de Washington, des chercheurs ont mis au point une méthode qui permet de déterminer l’origine des défenses si souvent interceptées. C’est grâce à des analyses ADN que Samuel Wasser et ses collègues (chercheurs et auteurs des Comptes rendus de l’Académie des sciences) tentent de retrouver le lieu d’où vient l’ivoire examiné. Et les résultats sont plutôt positifs : les éléphants dont les défenses ont pu être analysées proviendraient d’une bande est ouest de Zambie. Des progrès bienvenus au pays de l’or blanc, quand on sait que l’avenir des pachydermes est en jeu.

Clémence de la Robertie pour WWW.BUDDHACHANNEL.TV

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum