ET LES DROITS DE L'ENFANT

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

ET LES DROITS DE L'ENFANT

Message  Invité le Ven 31 Oct - 15:28

La tragédie cachée du Népal : des enfants pris dans le conflit

Pris dans la violence qui ravage le pays depuis plus de dix ans, les enfants du Népal sont souvent les victimes oubliées du conflit, leur fardeau étant exacerbé par la pauvreté et les sévices.

Le sujet
Avec ses troubles politiques récents, le Népal, pays enclavé pauvre, connu surtout pour le tourisme et le trekking en haute montagne, a de nouveau fait la une tandis que les manchettes et les images de télévision évoquent les événements dramatiques qui se sont produits dans les rues de la capitale, Katmandou. Cependant, comme cela avait été le cas durant la couverture antérieure de la lutte entre les rebelles maoïstes et les forces gouvernementales, ce regain d’intérêt a jeté peu de lumière sur un problème méconnu, les difficultés rencontrées par les enfants du pays.

En raison du conflit, les droits des enfants sont enfreints et leurs vies profondément perturbées au quotidien. Selon un rapport de Child Workers in Nepal datant de 2005 et cité par l’UNICEF, on estime que plus de 40,000 enfants népalais ont été déplacés au cours du soulèvement maoïste. Des dizaines de milliers d’entre eux ont été enlevés pour de courtes périodes d’endoctrinement politique par les Maoïstes. Certains de ces enfants ont été recrutés par les forces ou les milices maoïstes. L’éducation a pâti, notamment en raison des fermetures forcées durant les grèves, qui ont réduit l’année scolaire de près de moitié dans certaines régions. Des enseignants ont été menacés, assaillis, voire tués. Les écoles dans les régions touchées ont servi à des réunions politiques et à des séances d’endoctrinement forcé, ont été bombardées ou attaquées, voire transformées en casernes. Il existe également des rapports selon lesquels des mines et autres engins explosifs ont été placés à l’intérieur et autour des bâtiments scolaires et des cours de récréation. En réaction, l’UNICEF et ses partenaires ont exhorté toutes les parties au Népal à faire en sorte qu’aucune arme ou explosif ne pénètre dans les écoles et salles de classe et que ces dernières soient des zones politiquement neutres, où les enfants ne sont pas soumis à un endoctrinement, aux harcèlements en tant que suspects politiques ou menacés de détention.
Le contexte

Le Népal a aujourd'hui une possibilité de mettre fin à l’insurrection du parti communiste (maoïste) au Népal qui dure depuis dix ans et de parvenir à une paix durable. Vers la fin du mois d’avril 2006, après environ trois semaines de grève générale et de protestations dans les rues dans le pays dirigées contre le pouvoir royal, le roi Gyanendra a cédé le pouvoir exécutif de l’État, qu’il avait pris en février 2005, a restauré le dernier Parlement et a autorisé la formation d’un gouvernement composé de membres des partis représentés au Parlement.
Un cessez-le-feu réciproque, des négociations entre le gouvernement et les Maoïstes et l’élection dune assemblée constituante pour décider de la forme future du gouvernement seront, espère-t-on, les principaux jalons d’un processus de paix naissant.
Au cours des dix dernières années de la rébellion maoïste armée, 13 000 civils environ sont morts en raison de la violence dans des régions rurales éloignées.
86% de la population népalaise vit avec moins de 2 $ par jour.
Bien que le taux de mortalité infantile au Népal ait été considérablement réduit au cours des dix dernières années, il continue d’être élevé, avec environ 59 décès pour 1000 enfants de moins d’un an.
Un demi-million d’enfants ne sont pas du tout scolarisés.
Selon une mission de surveillance des droits de l’homme de l’ONU créée au Népal, les violations du droit international humanitaire par les Maoïstes comprennent la poursuite de l’utilisation d’enfants au sein de l’Armée de libération du peuple, bien que les Maoïstes nient recruter des jeunes de moins de 18 ans. Alors que des enfants ont été arrêtés et torturés parce qu’ils étaient suspectés d’avoir des liens avec le Parti communiste (maoïste) du Népal, un grand nombre de jeunes sont actuellement détenus par les autorités de l’État, en vertu de la législation anti-terroriste. Par ailleurs, il existe également des preuves que des enfants sont utilisés par l’Armée royale népalaise en tant qu’indicateurs ou espions.
POUR PLUS D’INFORMATION :
Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) :
Susan Aitkin, UNICEF Népal, Tél : + 977 1 552 3200, courriel: saitkin@unicef.org
Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) :
Kieran Dwyer, HCDH Népal, Tél : +977 1 428 0164, courriel : Kieran.dwyer@ohchr.org
Bureau de la coordination des affaires humanitairesdes Nations Unies(OCHA) :
Macarena Aguilar, OCHA Népal, Tél : +977 1 554 8553, courriel : aguilarm@un.org

LIENS WEB UTILES :
Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)
Haut Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) *

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum